mardi 8 juillet 2008

L'ombre des morts

Juan Manuel Fangio au volant de sa Mercedes W196
Notre consommation effrénée d’énergie fossile mets en péril l’équilibre naturel de façon irréversible et conduit tout droit à la catastrophe. Pourtant ce week-end en Champagne, je n’ai pu m’empêcher de faire halte sur les bords de la D27 où se dresse ce qui fut l’un des circuits de courses automobiles les plus célèbres de France. Le triangle Gueux-Muizon-Thillois était le trépied intime du circuit de Reims qui accueillit le premier Grand Prix de France en 1938 et le Grand Prix de formule 1 de 1950 à 1966 avant la fermeture complète de ses stands en 1970. Aujourd’hui Les stands et une partie du tracé sont encore visibles à ce jour. Mangés par la végétation les stands et les tribunes semblent de pathétiques vestiges d'une gloire passée. Celle de Fangio qui remporta le titre en 1950, 1951 et 1954 au volant de sa Mercédès W196. Une association d’inconditionnels de ce « sport » s’efforce de sauvegarder le site de le ruine et tente de redonner couleurs et éclats au Circuit de Reims. Dans le silence le même charme opère que dans les théâtres antiques comme celui d’Epidaure ou le site d’Olympie. Plane encore dans ce lieu de nos jeux modernes les cris de de la foule et les vrombissements des moteurs. Plane l’ombre des morts.
Copyright Papou 2008

1 commentaire:

ça sent le fioul a dit…

Surtout ne pas attendre un tour de circuit de plus pour aller faire des photos à Tuvalu
http://www.alofatuvalu.tv/