mercredi 13 novembre 2019

Adieu Raymond Poulidor


 

          En 1962, j'ai bientôt dix ans et un poste de télévision pour vibrer avec Papa aux exploits de Raymond Poulidor et Jacques Anquetil qui remportera l'épreuve en 1957, 1961, 1962, 1963 et 1964.




    Les équipes nationales sont abandonnées et les sponsors sont légions. Comme beaucoup d'enfants de l'époque j'adorais jouer au Tour de France sur un circuit improvisé avec des billes de couleurs et des figurines pour marquer l'emplacement des concurrents. A dix ans, j'ai des bonbecs plein les fouilles et de billes. 
Aujourd'hui est parti un pan de mon enfance. Merci Poupou.










dimanche 10 novembre 2019

Toulouse-Lautrec résolument moderne, 9 octobre 2019 - 27 janvier 2020, Grand Palais







Bien souvent réduite à la culture de Montmartre, l’œuvre d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) offre un panorama plus large, exposé enfin au Grand Palais, du 9 oct 2019 au 27 jan 2020. Si l’artiste a merveilleusement représenté l’électricité de la nuit parisienne et ses plaisirs, il ambitionne de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins convenables. 


« Le parcours débute chronologiquement avec les Premières années de formation. Puis, suivront plusieurs sections thématiques. Une première est consacrée au portrait d’homme. Ensuite, il y aura une approche sur la vie moderne et l’écho particulier qu’en donne Lautrec au travers de l’affiche.
 «Toulouse-Lautrec, résolument moderne», du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020 au Grand Palais.

lundi 4 novembre 2019

Jean-Paul Dubois, Tous les homme n'habitent pas le monde de la même façon.


  Le prix Goncourt 2019 a été attribué à Jean-Paul Dubois pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (L’Olivier). 
 Né en 1950 à Toulouse, où il vit toujours dans la maison de son enfance, Jean-Paul Dubois a longtemps été grand reporter au Nouvel Observateur. Jaloux de son temps et de sa liberté, il l’a quitté le jour même de 2004 où Une vie française (L’Olivier) a reçu le prix Femina. Depuis, il continue d’écrire, tous les trois ou quatre ans, sur les 31 jours d’un mois de mars, un roman dont les personnages s’appellent Paul et Anna, d’une noirceur et d’un humour mélancolique qui les rendent immédiatement reconnaissables.


     Paul est de retour. Il y a longtemps que je n'avais pas eu de ses nouvelles. Trois ans, je crois. Et puis voilà un nouveau livre, un peu comme une lettre de mon vieil ami "libertaire" qui aurait atterri dans ma boite aux lettres. Un ami que je fréquente depuis 1992, année où une bonne amie m'a offert "parfois je ris tout seul". Et comme l'a écrit ce bon Gustave : "ce fut comme une apparition". J'ai vite rattrapé le retard qui nous séparait en avalant les six livres qui précédaient. Eh puis, après, il m'a fallu patienter pour lire cet auteur discret et penser à cette bonne amie perdue.

    Mais revenons au résumé de son nouveau roman "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon." Voilà maintenant 2 ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison de Montréal. On ne sait pas pourquoi.

La cellule est petite et la promiscuité avec Horton, un Hells Angels un peu spécial, incarcéré pour meurtre, ce qui rend la vie un peu compliquée.

Retour en arrière : Paul est superintendant d’une résidence de 64 appartements. Les corvées ne manquent pas mais il s’accroche à son travail. Il aime ses propriétaires, les gentils et les pénibles.

Quand il rencontre Winona, sa femme tout change. Nouk, petite chienne recueillie par Winona, va compléter son bonheur.

Mais l’ombre au tableau se profile quand un nouveau directeur de l’immeuble est nommé et l’inévitable se produit.

Jean-Paul Dubois Les hommes n'habitent pas le monde de la même façon. l'olivier


Bibliographie de Jean-Paul Dubois à lire absolument.




Tous les matins je me lève (1988)

Paul Ackerman se lève tous les matins, mais à midi. C'est un détail qui change une vie : qui vous met en porte-à-faux avec les autres, un pas à côté du monde.
Ses nuits, Paul Ackerman les passe à écrire des romans pour nourrir sa famille et à mener de front, en rêve, une triple carrière de rugbyman, de golfeur et d'homme-oiseau.
Le reste du temps, il mène une vie qui ne ressemble à rien mais a le mérite de lui ressembler.



Maria est morte (1989)

Sa fille de dix ans est morte en tombant dans les escaliers. Pour retrouver la femme qui l'a quitté et lui dire simplement : « Maria est morte, notre fille est morte », Samuel Bronchowski s'envole pour l'Asie. Au cours de ce voyage épique, il croisera des vieillards cruels, des muets lubriques, des boxeurs fous, des femmes sans âge, des êtres étreints par la sottise et la lâcheté. Et chaque nuit ramènera à son esprit une phrase unique : « Maria est morte. »



les poissons me regardent (1990)

 Rien ne va plus pour Emmanuel Zimmerman. Son métier de journaliste sportif l’ennuie à mourir, sa petite amie vient de le quitter : la vie semble décidément « aussi vide qu’une plage en hiver ». Pour couronner le tout, un forcené vient frapper violemment à sa porte en menaçant de lui refaire le portrait. Et si cet inconnu allait changer sa vie ?
Vous aurez de mes nouvelles (1991)

grand prix de l'humour noir 



 Un psychanalyste devient fou lorsque son patient le quitte ; un mari s'affuble de jupes pour séduire son beau-frère ; assis dans ses toilettes, un homme pense au temps qui manque toujours... Autant de nouvelles humaines et lumineuses, comme une invitation à ôter tous les masques, une promenade tendre et légère dans la folie ordinaire.




parfois je ris tout seul (1992)
 Un électricien victime de fous rires intempestifs perd son travail. Une femme renonce à son fantasme d’amant viril et charbonneux de peur de salir son tailleur beige. Un écrivain brise en mille morceaux, à la fin de chaque livre, le siège sur lequel il l’a écrit… Entre Desproges et Beckett, des instantanés insolites, féroces et extrêmement drôles des petits dérapages de la vie quotidienne.

Une année sous silence (1992)


 Paul Miller s'est coupé du monde. Le déclencheur : le suicide de sa femme, vécu comme une dernière provocation. Installé dans son nouvel appartement comme une bombe à retardement, il épie ses voisins, tourmente sexuellement les jeunes femmes, harcèle un curé libidineux, révère une strip-teaseuse qui brise des vitres avec ses seins, et a totalement renié ses enfants. Mais surtout il se tait.


Prends soin de moi (1993)

Paul Osterman l’a décidé. À 43 ans, il est temps de passer aux choses sérieuses : arrêter de travailler et se consacrer à quelques occupations gratifiantes telles que la névrose, la dépression, la dépréciation de soi-même ou la migraine ophtalmique.
Pétillant et corrosif, Prends soin de moi raconte avec un sens de la dérision irrésistible les petits et grands malheurs d’un anti-héros moderne.



La vie me fait peur (1994)

Trente-trois mille pieds, c'est l'altitude idéale pour réfléchir à sa vie. Dans l'avion qui l'emporte vers Miami, Paul Siegelman s'efforce de retrouver le fil conducteur et remet les chapitres dans l'ordre : la mort de sa mère, les acrobaties financières de son père, ses propres errances d'Ibiza à Panama City, ses relations tumultueuses avec les femmes. «Je suis tout petit. Je peux vivre dans un verre à dents», dira-t-il un jour. Et si c'était vrai ?



Kennedy et moi (1996)

Prix France Télévision. 

Kennedy et moi, 1999, adaptation réalisée par Sam Karmann


Samuel Polaris va mal. Très mal. Il achète un revolver, menace l’amant de sa femme et mord sauvagement son dentiste. Mais comment être certain que ce ne sont pas les autres, les gens « normaux », qui ont basculé dans une sorte de folie collective ? Samuel doit reconquérir sa dignité. Même si, pour cela, il doit voler à son psychiatre la montre que portait Kennedy lorsqu’il a été assassiné.



l'Amérique m'inquiète (1996)

chroniques américaines pour le Nouvel Obs
 
Comment se porte l’Amérique ? À quoi rêve-t-elle ? Jean-Paul Dubois croque, au fil de ses voyages, la vie quotidienne de cet étrange pays-continent : ici un magasin spécialisé dans la vente de lunettes pour chiens, là une stripteaseuse qui déclare ses prothèses mammaires comme outil de travail, là encore un combat de gladiateurs modernes ! L’Amérique des possibles fait parfois froid dans le dos… 


Je pense à autre chose (1997)

 Paul Klein a décidé de passer outre au jugement d'autrui et, débarrassé de toute pudeur, il donne libre cours à ses confessions : mari délaissé, amant fatigué, météorologue désabusé et interné volontaire dans un hôpital psychiatrique de Jérusalem, il est persuadé d'être la victime d'un complot familial. Il fouille son passé, évoque les tourments de sa sexualité, l'amour maladroit qu'il a éprouvé pour deux femmes, et sonde la haine sournoise que lui a toujours vouée Simon, son frère jumeau. Ce double machiavélique a-t-il détruit sa vie ?
Une fois de plus, chez Jean-Paul Dubois, les paranoïaques ont raison de se faire du souci.



Si ce livre pouvait me rapprocher de toi (1999)


Le Fils de Jean, 2016, adaptation du roman Si ce livre pouvait me rapprocher de toi par Philippe Lioret, avec Pierre Deladonchamps.

  « C'est à ce moment-là, je crois, que je décidai de partir pour un voyage dont j'ignorais la destination et la durée. J'étais désargenté, désenchanté. Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie, me battre pour ou contre quelque chose, retrouver l'envie du bonheur et le goût de la peur, lutter contre la force des vents, éprouver la chaleur, le froid, casser des cailloux et, s'il le fallait, creuser les flancs de la terre. »


Une vie française (2004)

Prix Femina

 Paul Blick a huit ans lorsque son frère meurt brutalement, le jour où la France entérine la Ve République. De Charles de Gaulle à Jacques Chirac, des premiers baisers aux premiers cheveux blancs, Blick hésite entre désir de révolte, confort bourgeois et recherche d’un absolu désillusionné. Cette vie française, à laquelle chacun peut s’identifier, est inscrite dans une Histoire en marche et subit le monde autant qu’elle le construit.


« Hier, j’ai acheté un revolver. Cela me ressemble bien peu. »




Vous plaisantez, monsieur Tanner (2006)

 En chantier, monsieur Tanner (téléfilm), inspiré de Vous plaisantez, monsieur Tanner, 2009, réalisé par Stefan Liberski

 Avant d’hériter de la maison familiale, Paul Tanner menait une existence paisible. Mais depuis qu’il a décidé de la restaurer, rien ne va plus ! Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s’être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Chronique d’un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains : le récit véridique d’un chantier infernal, coloré d’une bonne dose d’humour… noir !


Jusque-là tout allait bien en Amérique (2002)

 chroniques américaines pour le NOuvel Obs.
 
 Du nord au sud et de l’est à l’ouest, Jean-Paul Dubois promène son regard tour à tout ahuri, amusé et inquiet, de l’autre côté de l’Atlantique. Adeptes des extra-terrestres heureux, propriétaires de la Lune, aventuriers héroïques, banals et ruinés à Las Vegas, bourreaux, évangélisateurs itinérants : avant tout, des destins qui témoignent d’une Amérique malade de ses propres rêves.



Hommes entre eux (2007)

 Paul Hasselbank vient d’apprendre qu’il est gravement malade. Son désir ultime : revoir une dernière fois Anna, la femme de sa vie, partie vivre au Canada. Sur les traces de son amour perdu, il croise la route de Floyd Paterson, un bûcheron vivant reclus dans les bois. Entre ces hommes blessés se noue une complicité aussi puissante qu’inattendue…


Les accommodements  raisonnables (2008)

 Paul Stern hésite. Son épouse, Anna sombre peu à peu dans une profonde dépression. Le remariage scandaleux de son père l’accable. La tentation est grande de tout laisser en plan, et l’occasion semble presque trop belle : embauché à Hollywood, Paul rencontre Selma. Elle est le sosie parfait d’Anna, avec trente ans de moins…



 Le cas Sneijder (2011)
Prix Alexandre Vialatte.

La Nouvelle Vie de Paul Sneijder, 2016, adaptation du roman Le cas Sneijder par Thomas Vincent, avec Thierry Lhermitte et Géraldine Pailhas

 Paul Sneijder est l’unique survivant d’un accident d’ascenseur. Sa fille y a perdu la vie. Depuis ce jour, sa perception de la réalité s’est affinée, comme si quelqu’un avait monté le son du vacarme du monde. Comment continuer à vivre, avec une épouse tyrannique qui ramène un poulet rôti les jours où elle voit son amant ? En changeant de métier : promener des chiens, voilà une activité attrayante.

  
La succession (2016)

 Paul Katrakilis est le petit-fils d'un des médecins de Staline, Spyridon, qui a fui l'Union soviétique après la mort de Staline, emportant avec lui un fragment du cerveau du Petit père des peuples, et s'est installé à Toulouse. Son père, Adrian, est lui aussi médecin. Comme son père et son grand-père, Paul fait à son tour des études de médecine, alors qu'il n'a pas la vocation. Les Katrakilis ' Des excentriques. Des fous, peut-être. Tous, y compris la mère et l'oncle de Paul, finiront par se suicider dans des conditions mystérieuses. Paul, lui, mène l'existence d'un homme totalement inadapté au monde, de plus en plus étranger à cette famille qui semble passionnément vouée à sa propre extinction. Cependant, les quelques années qu'il passe en Floride, à Miami, constituent un moment de bonheur unique dans sa vie. Il y rencontre un grand amour, et découvre l'existence du jai alai, ce sport dont la beauté le transporte. Mais ces années heureuses passent vite. Après la mort de son père, il tombe sur d'étranges carnets et comprend enfin ce qu'on lui a toujours caché. Paul va-t-il prendre sa place dans cette lignée d'hommes incapables de vivre Ou bien suivra-t-il son propre destin ?




lundi 28 octobre 2019

Festival d'Amougies 24-28 octobre 1969



 Le  Festival d’Amougies a  eu lieu du 24 au 28 octobre 1969, organisé par l’équipe d’Actuel avec le soutien de la Fondation Ricard. Prévu au Parc de Sceaux, la Préfecture de Paris l’interdit – contribuant ainsi à ériger Actuel et son équipe en artisans « subversifs » de la « contre-culture », et à y installer durablement la pop music et le free jazz.




 Le festival ainsi passé à la postérité comme « d’Amougies » est calqué sur le modèle des festivals de l’île de Wight (août 1968 et 1969) et de Woodstock (août 1969). Il à programmé cependant moins de chanteurs « folk » et ajouté une programmation de musique contemporaine (Pierre Mariétan) et surtout de free jazz. Parmi les groupes pop, on trouve notamment Captain Beefheart, Gong, Pink Floyd, Pretty Things, Soft Machine, et pour le free jazz: l’Art Ensemble of Chicago, Anthony Braxton, Dave Burrell, Don Cherry, Burton Greene, Jean-François Jenny-Clarke, Robin Kenyatta, Joachim Kühn, , Steve Lacy Grachan Moncur III, Sunny Murray, Archie Shepp, Alan Silva, John Surman, Kenneth Terroade, Jacques Thollot, Franck Wright.








lundi 21 octobre 2019

Degas à l'opéra : 24 septembre 2019 - 19 janvier 2020





   La relation du peintre avec l'Opéra est à découvrir à travers plus de 200 œuvres, avec notamment la présentation inédite en France de la "Danseuse aux bouquets"`



Sur toute sa carrière, de ses débuts dans les années 1860 jusqu'à ses œuvres ultimes au-delà de 1900, Degas a fait de l'Opéra le point central de ses travaux, sa "chambre à lui". Il en explore les divers espaces - salle et scène, loges, foyer, salle de danse -, s'attache à ceux qui les peuplent, danseuses, chanteurs, musiciens de l'orchestre, spectateurs, abonnés en habit noir hantant les coulisses. Cet univers clos est un microcosme aux infinies possibilités et permet toutes les expérimentations : multiplicité des points de vue, contraste des éclairages, étude du mouvement et de la vérité du geste.



Aucune exposition jusqu'ici n'a envisagé l'Opéra globalement, étudiant tout à la fois le lien passionné que Degas avait avec cette maison, ses goûts musicaux, mais aussi les infinies ressources de cette merveilleuse "boîte à outils". A travers l’œuvre d'un immense artiste, le portrait de l'Opéra de Paris au XIXe siècle.

 

Degas à l'Opéra :  24 septembre 2019 - 19 janvier 2020, Musée d'Orsay


mercredi 16 octobre 2019

1969 l'année de mes 16 ans (18) : The Stooges



"1967, James Osterberg, ex-batteur de "The Iguanas", plus connu sous le nom de Iggy Pop, fonde "The Psychedelic Stooges" avec les frères Asheton, Ron à la guitare et Scott à la batterie, ainsi que Dave Alexander à la basse. A la charnière du rock psychédélique et du rock'n roll, "The Stooges" oeuvrent dans le valeureux garage rock fait de mélodies simples, mais ô combien accrocheuses, au son de guitares distordues accompagnant la voix légendaire du frontman.Un Iggy perpétuellement en colère et plein d'ambition qui pousse le groupe à aller de l'avant sans même qu'ils sachent correctement jouer de leurs instruments.(...) Ce n'est que peu à peu que Iggy prend le micro pour déverser sa hargne. Faisant la première partie du "MC5", l'autre groupe de furieux de Detroit, "The Stooges" signent en même temps qu'eux chez Elektra Records (The Doors). Deux albums sortent coup sur coup en 1969 et 1970, il s'agit du nihiliste et précurseur du punk The Stooges et de Fun House, la perle sous acide. Ces deux disques peu vendus à l'époque contiennent pourtant leur lot de pépites inestimables, telles que "1969", "I Wanna Be Your Dog", "Funhouse" ou encore "Down In The Street."
Malheureusement, Iggy l'Iguane devient accro à l'héroine, et le groupe est viré par sa maison de disque. Dave Alexander viré et remplacé par James Williamson, le groupe semble mort en 1971. C'est un David Bowie en pleine envol (c'est l'époque Ziggy Stardust) qui ramasse le groupe et les signe sur son label, Mainman. Désormais, le groupe est employé de Bowie et s'appelle "Iggy & The Stooges", Ron évincé du processus de composition, passant à la basse, alors que Williamson tient la guitare. Raw Power est composé durant l'année 1972 en Angleterre, mais Mainman empêche le groupe de donner le moindre concert et torpille la promotion du disque. Revenus en 1973 aux USA le groupe replonge dans ses travers intoxiqués. Ce qui ne les empêche pas de donner des concerts dantesques dans lesquels Iggy semble toujours prêt à en découdre avec un public qui les rejette. Metallic KO, un live enregistré à Detroit sort en 1976. Nanti de David Bowie à la production, Iggy Pop s'est entre-temps engagé dans une carrière solo avec The Idiot puis Lust For Life, deux albums mémorables. mais ceci est une autre histoire..."

sources Metalorgie




mercredi 9 octobre 2019

1969 l'année de mes 16 ans (17) : Fleetwood Mac : Full album







     Lorsqu'il arrive parfois au détours d'une conversation musicale que soit évoquer le groupe Fleetwood Mac, mes interlocuteurs restent figés sur ce qui est qualifié du Fleetwood Mac «américain» et sa chanteuse Stevie Nicks, seconde partie de carrière de ce groupe qui à vendu plus de 40 millions de disques avec l'album "Rumours" en 1977.

    Même si j'ai écouté sans déplaisir à l'époque cet album, pour ma part je conserve un engouement pour le Fleetwood Mac «britannique» issu de la «British blues explosion» initiée par le légendaire John Mayall au milieu des années 60.
 Créé en 1968 Fleetwood Mac est composé de Peter Green, Mick Fleetwood, John McVie, danny Kirwan et Jeremie Spencer. Le bassiste John McVie , le batteur Mick Fleetwood et le guitariste et chanteur Peter Green tout trois, excusez du peu, anciens membres des Bluesbreakers de John Mayal.

    Peter Green, guitariste virtuose et compositeur (il a remplacé Eric Clapton au sein des Bluesbreakers) est le véritable leader d'un groupe qui joue un blues rock. Il est le compositeur entre autres de Black Magic Women immortalisé plus tard par Carlos Santana.

    À partir de 1969, le Fleetwood Mac est rejoint par un troisième guitariste, en la personne de Danny Kirwan. Le groupe est à son apogée commerciale et artistique, comme en témoigne l'excellent album Then Play On. Le Fleetwood Mac met à profit son inédite structure à trois guitaristes pour quitter les chemins balisés du blues. La tournée américaine programmée au début de l'année 1970 permet aux spectateurs d'entendre d'extraordinaires improvisations de blues-rock, dans lesquelles il est difficile de ne pas percevoir l'influence de certaines drogues hallucinogènes auxquelles les membres du groupe ont été initiés par le Grateful Dead, croisé en chemin. Le Live in Boston, qui date de 1970, est le témoin qui nous reste des magnifiques performances en live du groupe, cette année-là, notamment la deuxième des deux versions longues du titre Rattlesnake shake rassemblées sur le Live in Boston. 
Mais pour le Fleetwood Mac, c'est le chant du cygne. Très fragile psychologiquement, et supportant mal le statut du « guitar-hero » que la presse et le public tentent de lui imposer, Peter Green quitte brutalement le groupe au mois de mai 1970. En proie à des crises de plus en plus aiguës, il finira par se faire interner dans un hôpital psychiatrique.