samedi 1 octobre 2016

Le Paris d'Amélie Poulain


 

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain est un film français (2001) réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Il se veut être une représentation originale et parfois idéalisée de la vie contemporaine à Paris dans le quartier de Montmartre. Le film a eu un succès populaire international. Certains critiques comme Serge Kaganski des Inrockuptibles l’ont attaqué pour sa représentation irréaliste et pittoresque de la société française contemporaine dans un univers de carte postale d’une France d’autrefois avec très peu de minorités ethniques — une forme de lepénisme latent. 



A sa sortie, un petit garçon est tombé amoureux de la magie générée par l'univers d'Amélie. A l'occasion ses dix ans je suis retourné flâner en ces lieux, que d'ordinaire j'emprunte comme beaucoup de façon anarchique, lui construire un jeu de piste. De cette mémorable journée avec ses quinze copains ne reste que cette promenade à partager éventuellement avec vous.


                                                 Le petit garçon qui aimait Amélie Poulain


Je ne suis plus parisien depuis quelques années. A l'occasion d'une "montée" à Paris le week-end dernier en septembre 2016, j'ai parcouru ces rues de Paris, question de faire quelques photos supplémentaires à ajouter à ce dossier et effectuer une légère mise à jour.
 

Tout d'abord Le clin d'œil de Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain : « La vie à Montmartre a changé depuis Amélie. (...) Le patron du Café des 2 Moulins voulait vendre parce qu'il en avait assez. Aujourd'hui, il n'en est plus question ! Il fait des interviews tous les 2 jours et le café ne désemplit pas. Le petit train des touristes signale « le café d'Amélie Poulain » lorsqu'il passe devant. Monsieur Ali, le patron de l'épicerie, a gardé une partie du décor de l'épicerie de Collignon, et dit à qui veut l'entendre que sa vie est pleine de bonheur, grâce à Amélie! Au syndicat d'initiative, ça n'arrête pas, les gens demandent la carte du quartier pour en faire le tour. Et on m'accuse même d'avoir fait monter le prix de l'immobilier dans le 18e arrondissement ! Amélie a donc changé plus d'une vie"


Pour plus de facilité nous allons opérer une boucle entre deux stations de métro. Le départ de notre promenade se situe donc à la sortie de la station de métro Anvers.



 

Emprunter ensuite la rue commerçante et touristique DE STEINKERQUE 




Rue de Steinkerque


Rendez-vous au carrousel situé au pied du square Willette.



Le square Willette


Et si nous commencions par la fin ? Souvenez-vous. C'est là qu'Amélie, cachée derrière une cabine téléphonique, soumet monsieur Quincampoix à un jeu de piste très alambiqué : «Monsieur Quincampoix, suivez les flèches bleues et munissez-vous d'une pièce de 5 F...* » 


* Pour information les télescopes
ne sont plus à l 'équivalent de 0,76 €





Comme monsieur Quincampoix suivez les flèches bleues, Arrivés aux jumelles, prenez quand même le temps de souffler et d’admirer la vue sur Paris. Car comme le dit le petit garçon «…Quand on lui montre le ciel, l’imbécile regarde le doigt ! »



Square Willette depuis le promontoire


Avant d'atteindre le Sacré Coeur prenez à droite et suivez la rue du Cardinal Dubois qui se prolonge par la rue LAMARCK. 





Vous vous glisserez le long des grilles jusqu’à emprunter sur votre gauche des escaliers. Le balisage jaune et rouge sur le réverbère vous indique que vous êtes sur la bonne voie… Traversez le petit square de la Turlure, ancien emplacement d'un des moulins de Montmartre. Ce petit havre de paix où Amélie aurait pu aller lire. Vous sortirez rue de la Bonne, mais poursuivez par la rue St Vincent.







Le square de la Turlure


Depuis le square de la Turlure

La rue St Vincent

La rue St Vincent par Maurice Utrillo


Rue Saint Vincent


Plus haut vous y admirerez sur votre droite ce qu’il reste du souvenir des vignes qui couvraient la Butte Montmartre.


Le clos Montmartre




Vendanges et vignes à Montmartre


Visitez la Butte en automne et vous aurez le privilège d'assister aux fameuses vendanges de Montmartre. La culture de la vigne est fort ancienne sur la Butte. Bacchus y eut un temple. Les Abbesses possédaient un pressoir près de l'église Saint- Pierre. A la fin du XVe siècle, ruinées par les guerres, les Dames de Montmartre sont contraintes de vendre leurs terrains. Vignerons et laboureurs s'installent donc et cultivent de beaux vignobles En 1576, la bourgeoisie marchande mène une grande offensive pour réduire le nombre des tavernes dans la capitale: les vins sont notamment soumis à des droits d'octroi pour entrer dans Paris et l'habitude s'instaure de franchir les enceintes de la ville pour boire. Guinguettes et cabarets fleurissent alors sur la Butte au fil des ans. Avec l'annexion de Montmartre à Paris en 1860, les vignobles disparaissent peu à peu. Gérard de Nerval veut en 1854 acheter la dernière vigne. En 1910, on peut encore voir deux treilles du vignoble de Montmartre rues Damrémont et Lepic. En 1929, le peintre Francisque Poulbot et quelques amis écrivains et artistes sauvent de l'expansion immobilière un terrain municipal en y plantant quelques ceps de vigne. En 1933, on poursuit la plantation avec plus de trois mille plants de Thomery et trois plans de Morgon 'année suivante commence la traditionnelle fête des vendanges qui se poursuit chaque année. Sont invités des vedettes, les notables de Montmartre, mais aussi les délégations des provinces françaises, et les chevaliers du taste-vin de toutes régions. pour fêter "le Clos Montmartre" aujourd'hui seul vrai vignoble de ParisLe produit des vendanges est vendu au profit du Comité de Bienfaisance de l'arrondissement. 




 
 Le Lapin Agile



Le Lapin Agile

Un peu plus bas, arrêtez vous devant le cabaret du Lapin Agile. Il fut fréquenté par les artistes et les écrivains de la Butte Montmartre. Autour de la guitare et du violoncelle du Père Frédé, naît la richesse de l’histoire du Lapin Agile, dans les veillées, où chacun joue, récite, chante ses œuvres, et reprend en chœur les chansons populaires. Leur dénominateur commun, l’humour dans la camaraderie. Ces inconnus s’appellent Picasso, Utrillo, Derain, Braque, Modigliani, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Entre toutes les histoires qui forment le légendaire du Lapin Agile, il faut citer celle demeurée fameuse du peintre " Boronali " dont l’œuvre exposée au Salon des Indépendants obtint un succès considérable auprès des critiques d’Art de l’époque, puis un triomphe de fou-rire quand on sut que la toile " Coucher de soleil sur l’Adriatique " avait été peinte, devant la porte du Lapin Agile et devant huissier, par l’âne de Frédé, Lolo, à la queue duquel Dorgelès, Warnod et Depaquit avaient attaché un pinceau !


Le père Frédé et l’âne LOLO





Filez à gauche par la rue des Saules.



Rue des Saules

Empruntez la Rue St Rustique sur votre gauche. Rue du Mt Cenis à droite pour déboucher sur la Place du Tertre. 




Rue du Mont Cenis
La Place du Tertre


 















C’est la place du village de Montmartre, célèbre dans le monde entier avec ses peintres et ses terrasses. Laissez-vous bercer par l’atmosphère de cette jolie place puis, comme Amélie, qui n’aime pas trop s’y attarder, abandonnez comme elle la foule en revenant sur vos pas par la rue NORVINS.
En cherchant bien, dans cette rue Norvins, vous y trouverez « Le passe-Muraille »





Façonné par Jean Marais en hommage à l’écrivain Marcel Aymé qui a donné son nom à cette place où il vécut. Marcel Aymé est un grand écrivain contemporain (1902-1967) auteur de romans et de récits dont « Les Contes du Chat Perché » et « Le Passe-Muraille »



  Marcel Aymé


Qui ne connaît Les Contes du Chat Perché, Delphine, Marinette, et le chat qui fait pleuvoir ?... Qui ne connaît Garou-Garou le passe-muraille ?... Ce n'est pas le moindre mérite de Marcel Aymé que d'avoir su créer des personnages qui font maintenant partie de l'imaginaire collectif. Marcel Aymé naît à Joigny en mars 1902, le plus jeune de six enfants. Il connaîtra à peine sa mère, morte deux ans plus tard, et son maréchal-ferrant de père qui met ses aînés en pension et confie les cadets aux grands-parents maternels. Marcel grandit donc à Villers-Robert, un village que l'on retrouvera décrit dans La Jument Verte. Il est placé comme pensionnaire au Collège de Dôle, réussit le concours des bourses en 1912 - et le regrettera vite car, à chaque mauvaise note, il se voit reprocher de gaspiller l'argent de l'état... Elève assez médiocre, il aime mieux lire qu'étudier. Il s'essaie à divers métiers : employé de banque, agent d'assurance, journaliste (mauvais, précise-t-il) et se met à écrire son premier roman en 1925 : ce sera Brûlebois qui est publié aux Cahiers de France en 1926. Gallimard édite son deuxième roman l'année suivante et, dès lors, Marcel Aymé écrira presque un livre par an. Dès 1933, il écrit également pour le cinéma, le théâtre - et continuera ce travail acharné pendant l'occupation, n'hésitant pas à donner des nouvelles aux journaux de la "collaboration". Mais comme l'on serait bien en peine d'y trouver un quelconque engagement politique, il ne figurera sur aucune liste noire de la Libération. L'après-guerre le voit se consacrer presque exclusivement au théâtre. Sa dernière pièce, La Convention Belzébir, est créée quelques mois avant sa mort, en 1967. L'homme Marcel Aymé a sa légende : taciturne, éternellement caché derrière des lunettes noires, "paysan de Montmartre". Antoine Blondin écrivait de lui : « Sa maison en forme de lanterne au sommet de la Butte était un phare, et sans éclipses. Sa force tranquille dissipait les malédictions. Sa disparition nous rend à un monde sans indulgence où les nains ne grandiront plus, où les fossoyeurs n'auront plus de lyrisme, où les huissiers ne s'abandonneront plus au démon de la charité. Par delà toutes les afflictions, cette tombe qui rouvre celle de Céline, de Stephen Hecquet et de Roger Nimier, je ne m'y fais pas du tout, malgré son air montmartrois. A ceux qui l'ont aimé comme un tuteur, comme un frère, comme un enfant parfois, et qui referont le pèlerinage de la place du Tertre par la rue Norvins, qu'on dise plutôt : Marcel est au jardin. » L'écrivain, lui, a longtemps été considéré comme simplement distrayant - et l'est encore souvent. Ses livres sont pourtant parmi les plus neufs et les plus forts de son époque : œuvre variée, parfois réaliste, parfois satirique, parfois fantastique, et ce, toujours avec une unité de ton. Marcel Aymé est un observateur, mais pas un moraliste: il ne donne ni leçon, ni message ; il met juste une lumière discrète, drôle, tendre et caustique sur le monde qui l'entoure. La nouvelle qui donne son nom à l’œuvre raconte l'histoire d'un modeste employé d'administration qui se découvre la possibilité de passer à travers les murs. Il utilise alors son don pour commettre des vols ou se venger d'humiliations, jusqu'au jour où il perd son pouvoir et reste bloqué à l'intérieur d'un mur. 


Abandonnez ce pauvre Marcel Aymé à sa muraille et prenez la rue Girardon à droite. A son terme, vous découvrirez la petite place inaugurée en 1997 et dédiée à la chanteuse DALIDA.




Rue de la Fontaine du Bouc...puis du Buc et...du But.

Le Château des Brouillards


Vous y trouverez aussi une maison énigmatique cachée derrière ses grilles et ses hauts feuillages. Elle a été successivement un bal, une laiterie et une demeure bourgeoise. Elle a été rendue célèbre par les écrits de Gérard de Nerval et Roland Dorgelès. Dans l’allée du même nom, Amélie adore y aller pour rêver.


Le Château des Brouillards par UTRILLO




Gérard de Nerval « Ce qui me séduisait dans ce petit espace abrité par les grands arbres du Château des Brouillards, c'était d'abord ce reste de vignoble lié au souvenir de saint Denis, qui, au point de vue des philosophes, était peut-être le second Bacchus, Dionusisz, et qui a eu trois corps dont l'un a été enterré à Montmartre, le second à Ratisbonne et le troisième à Corinthe. C'était ensuite le voisinage de l'abreuvoir, qui, le soir, s'anime du spectacle de chevaux et de chiens que l'on y baigne, et d'une fontaine construite dans le goût antique, où les laveuses causent et chantent comme dans un des premiers chapitres de Werther. Avec un bas-relief consacré à Diane et peut-être deux figures de naïades sculptées en demi-bosse, on obtiendrait, à l'ombre des vieux tilleuls qui se penchent sur le monument, un admirable lieu de retraite, silencieux à ses heures, et qui rappellerait certains points d'étude de la campagne romaine. Au-dessus se dessine et serpente la rue des Brouillards, qui descend vers le chemin des Bœufs, puis le jardin du restaurant Gaucher, avec ses kiosques, ses lanternes et ses statues peintes... » Gérard de Nerval : Promenades et souvenirs




Allée des brouillards


De la Place Dalida, revenez sur vos pas par la rue Girardon. A gauche, laissez la sculpture du « Passe-Muraille ». Face à vous, voilà le Ciné 13, le cinéma du moulin de la galette où certainement Amélie va voir tous les films américains (vous vous rappelez les films où les chauffeurs de voiture discutent sans regarder la route).












Au croisement des rues Norvins et Girardon, glissez vos pas dans l'avenue Junot qui est la partie artistique de Montmartre. Lors de sa construction, dans les années 1920, les aficionados de la butte crièrent au scandale. Les maisons cubiques Art déco supplantent les fermes et les moulins, derniers vestiges d'un Montmartre campagnard (et mal famé). Aujourd'hui, cette avenue fait partie de la légende de Montmartre, Marcel Aymé a donné son nom à l'une de ses nouvelles (Avenue Junot). Vous passerez devant la villa du poète Tristan Tzara au 15, l'ami d'André Breton et de Paul Eluard. Au 13, voyez la maison de Poulbot et son dessin en façade.


 



Vous passerez devant la Villa Léandre, une impasse pavée et bordée de magnifiques villas de style anglo-normand.



 
Villa Léandre


Revenez sur vos pas jusqu'au Ciné 13 et prenez à droite jusqu'à la rue Lepic et découvrez le moulin de la Galette. 


Le Moulin de la Galette par Van Gogh





Le moulin de la Galette, vestige d'un Montmartre campagnard C’était un lieu soit disant planté de moulins pendant des siècles. Il a abrité un bal rendu célèbre par un tableau de RENOIR.



 


Montmartre était autrefois couronné de moulins à vent; neuf agitaient leurs ailes à l'ouest : le Moulin des Prés (villa Léandre), le Moulin de la Fontaine-Saint-Denis, le Moulin Vieux, le Moulin Neuf et la Grande-Tour (rue Lepic), le petit Moulin de la Poivrière, le Blute-Fin, le Radet et celui des Brouillards. Quatre autres jalonnaient le tracé de l'actuelle rue Norvin : La Vieille, la Petite Tour et le moulin du Palais; le Radet était là avant son transfert en 1834. Deux encore à l'Est : la Turlure et le moulin de la Lancette. es moulins ne servaient pas uniquement à moudre le blé, ils servaient aussi à presser les vendanges ou concasser les matériaux nécessaires aux manufactures. Ils étaient aussi un but de promenade dominicale pour les parisiens. De cette multitude subsistent deux rescapés : le Blute-Fin et le Radet qui formaient avec les jardins et la ferme, le célèbre ensemble du Moulin de la Galette, avec son bal populaire. a Galette, ce petit pain de seigle que les meuniers Debray débitaient, accompagné d'un verre de lait, aux amateurs de pittoresque. Miracle Montmartrois, ces habiles commerçants transformèrent vers 1830 le lait en vin et leur moulin en cabaret. Qui n'a escaladé la célèbre Butte pour aller "gambiller" au Moulin ? Après avoir servi de Music-Hall, puis de salle d'émissions publiques, de radio et de télévision, la salle, fermée en 1966, devint studio de l'ORTF et disparut avec elle.

Lorsque vous faite face au Moulin depuis le trottoir opposé, sur votre gauche se situe la rue d’Orchampt qui, au 11 bis avait comme locataire la chanteuse DALIDA.

 Vous arriverez Rue Ravignan que vous laisserez pour rejoindre à droite la place ombragée et pentue Emile Goudeau qui donne une idée de Montmartre au début du siècle.









Au numéro 13 de cette place se tenait LE BATEAU LAVOIR qui fut l’atelier de peintres très célèbres comme Picasso, Braque, Modigliani, Van Dongen…








Initialement manufacture de pianos, en 1889 la bâtisse située Place Emile Goudeau est transformée en cité d'artistes répondant ainsi à la demande de nombreux artistes étant à la recherche d'un atelier à loyer modique doté d'une large surface vitrée. Le surnom de "bateau lavoir" a pu être donné par Max Jacob ou André Salmon, probablement en raison de sa ressemblance avec un lavoir puisqu’on y accédait par le haut, et comme il est adossé aux pentes d'une carrière on descend vers les ateliers. Dès 1892, Maxime Maufra (1861-1918) y a son atelier. L'année suivante, il y reçoit Paul Gauguin qui revient de son premier voyage à Tahiti. Fernande Olivier,, l'amie de Picasso, le décrira : "le "bateau" abrita des peintres, des sculpteurs, des littérateurs, des humoristes, des acteurs, des blanchisseuses, des couturières et des marchandes des quatre saisons. Glacière l'hiver, étuve l'été, les locataires s'y rencontraient à l'unique fontaine, un broc à la main." Dès les premières années du siècle, de nombreux étrangers attirés par le prestige de l'avant-garde impressionniste des années 1880 s'y retrouvent, parmi eux, un jeune peintre andalou qui se fait appeler Picasso. Le confort à l'époque où Picasso y vit est inexistant. "Nous vivions tous mal, écrit André Salmon dans ses "souvenirs sans fin", le merveilleux c'était de vivre quand même". Même devenu célèbre et riche, Picasso demeurera attaché à ce lieu étrange. Y passent aussi Van Dongen, Gris, Jacob, Mac Orlan, Modigliani. Hôtes ou invités, les passagers du bateau trouvent toujours là de fiévreuses discussions, un groupe d'Espagnols gravite autour de Picasso. Est-ce Modigliani qui y introduit le haschich ? Max Jacob et Picasso y organisent des fêtes, la plus célèbre étant celle donnée en l'honneur du Douanier Rousseau. En 1970, les ateliers en bois seront réduits en cendres par un violent incendie et le Bateau Lavoir reconstruit 3 ans plus tard... en béton.






Traversez la place, glissez le long d’une volée de marches et engagez-vous dans la rue des Trois Frères à gauche.


Au 56, vous trouverez l'épicerie d'Amélie Poulain où celle-ci vient acheter trois noisettes et un artichaut... Le film a drainé tellement de monde que l'épicerie, qui s'appelait en réalité « Chez Ali », a refait sa vitrine et a été rebaptisée « Maison Collignon », comme dans le film ! Si vous êtes gentils, peut-être que monsieur ALI acceptera de vous montrer son livre de souvenirs et de photographies sur le film.





L'épicerie de la rue des Trois Frères a conservé l'enseigne Maison Collignon A l'intérieur, des olives, des bouteilles et des paquets de gâteaux. Le magasin est plus grand que dans le film et un drap a été tendu à moitié durant les douze jours du tournage. Même si l'épopée est finie, l'épicier Ali se dit « encore dedans. Je suis plus souvent avec les curieux et les journalistes que dans mes cageots. Difficile de chiffrer le nombre de pèlerins qui viennent, mais il y a du monde qui entre. Pour autant, ils n'achètent pas plus... ». Derrière la caisse, les articles de presse découpés, sous une affiche du film et des photos du tournage prises par les voisins.




(...)








Tout de suite à proximité de l'épicerie Colignon, dévalez les escaliers du passage des Abbesses qui vous conduira tout droit jusqu’à la rue des Abbesses. Vous voilà dans la rue des Abbesses que vous prendrez à droite. C’est encore un endroit très agréable de Montmartre avec son animation, ses commerces, ses restaurants et ses bistrots. Vous voilà en plein dans l’univers d’Amélie Poulain.




Pour dénicher le café où Amélie est serveuse, descendez à droite la rue des Abbesses et prenez à gauche dans la rue Lepic qui est l'artère nourricière de Montmartre. Vous reconnaîtrez sans peine le paysage des commerces qu’Amélie décrit au passage de l’aveugle..., je ne sais si la boucherie chevaline dont l’enseigne n’a plus qu’une oreille est toujours là, mais ce qui est sûr c’est que la station de métro Lamarck n’est pas rue Lepic, mais située en réalité à un bon quart d'heure de là... C’est la magie du cinéma. 





Le Café des Deux Moulins


Par contre, au numéro 15 de la rue Lepic, vous voici au Café des Deux Moulins, l’endroit où Amélie est serveuse. Petit bistrot à l’origine, il est devenu un café très fréquenté du quartier mais a perdu son tabac pour gagner de la place. Voilà, amoureux de Paris, du cinéma et d’Amélie, le voyage touche hélas à sa fin. Au bout de la rue vous débouchez sur le Bld de Clichy. Vous y trouvez la station de Métro Blanche.


Le boulevard de Clichy.


A moins que vous ne préfériez suivre le boulevard vers votre point de départ au Métro Anvers. 

Quoi qu'il en soit, même s'il y a plus de mille façons d'aborder Montmartre, j’espère que cette promenade vous distraira et vous donnera envie de voir ou revoir le film « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain »



1 commentaire:

Anaïs a dit…

super bien fait, meme en 2010 je ne me lasse pas de voir et revoir ce film, bravo pour l'article