dimanche 13 septembre 2009

En hommage à Willy Ronis

Rue Simon Bolivar. Copyright Willy Ronis 1950
"Cette photo, je l’ai faite en 1950. J’étais là, dans cet escalier, j’attendais quelque chose, parce que je voulais qu’il y ait un peu de monde qui passe. À un moment donné, j’entends une voix de femme derrière moi, qui parlait à son enfant, qu’elle tenait dans ses bras. J’ai attendu qu’elle me dépasse, et miracle, miracle qui arrive quelquefois dans la photographie : quand elle est arrivée en bas, est passé cet attelage étonnant - car même en 1950 il n’y avait plus tellement d’attelages avec des chevaux. Et ce qui est amusant, c’est qu’il y a en même temps cet ouvrier municipal, qui en train de réparer ses feux tricolores, et des femmes qui promènent leurs enfants dans des poussettes derrière. Et puis le petit cordonnier qui parle avec le client. Et le petit chat noir, en bas de l’escalier. C'est une photo pleines d'histoires." Willy Ronis
Rue Simon Bolivar. Copyright Papou 2007
"Cette photo, je l’ai faite en 2007. J’étais là, dans cet escalier assis sur les marches de cette photo célèbre de Willy Ronis. j’attendais quelque chose, parce que je voulais qu’il y ait au moins une personne qui passe. À un moment donné, j’entends quelqu’un descendre derrière moi en sifflotant. J’ai attendu qu'elle me dépasse, et quand elle est arrivée en bas, j’ai imaginé que cette personne qui sifflotait était l'un des petits enfants de cette maman qui à l'époque portait alors dans ses bras. Ce qui est amusant, c’est que depuis 1950 les ouvriers de la voirie n’ont pas refait la chaussée. Le feu tricolore nous tire une gracieuse révérence. Le cordonnier à fermé ses portes et le petit chat est mort. Et willy Ronnis vient de partir. A sa manière c’est aussi une photo pleine d’histoires !" Papou

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