mercredi 13 mai 2009

Troc aux plantes St Yrieix les Bois, Creuse

Comme chaque année, l'association Agir à St Yrieix-les-Bois (Creuse) a organisé son troc aux plantes annuel.

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Photos Copyright Papou 2009

Epouvantails

A l'occasion du troc aux plantes annuel de St Yrieix-les-Bois (Creuse) un concours d'épouvantail a été organisé.
Cliquez sur les images pour les agrandir.
Photos : Association Agir à St Yrieix-les-Bois.
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lundi 11 mai 2009

B.AC.H.ianas & transcriptions

Après deux disques consacrés chacun à deux compositeurs, le pianiste David Bismuth publie toujours chez le label Ameson ce nouvel enregistrement conçu cette fois comme un hommage à un seul compositeur : Jean-Sébastien Bach mais à travers le regard que d'autres compositeurs ont porté sur sa musique, de l'époque romantique jusqu'à nos jours, et même jusqu'à très récemment puisqu'il a demandé à cette occasion au compositeur Karol Beffa de réaliser une transcription. Son disque comporte ainsi plusieurs transcriptions pour le piano d'œuvres composées originellement pour orchestre ou groupe d'instruments et d'autre part des oeuvres directement inspirées par la musique de Bach ou les 4 lettres de son nom : B.A.C.H. David Bismuth offre ce programme qui alterne des oeuvres sobres et transparentes avec des pièces riche en polyphonie dans une interprétation toujours d'une très belle clarté sonore.

dimanche 10 mai 2009

Diana Krall

Quiet nights” est un disque en hommage à la bossa nova, à écouter le soir. Diana Krall reprend de manière magistrale une série de grands classiques, brésiliens et autres. Entre sa version rafraîchissante de Where or When, et une interprétation de You're My Thrill à couper le souffle, ces dix chansons qui composent "Quiet Nights" sont tellement intimes qu'elles deviennent désarmantes. Même ceux qui connaissent déjà cette voix voilée, dans la musique de Diana Krall, même ceux-là seront interloqués quand ils comprendront à quel point cette musique pénètre sans vergogne le royaume de la douce capitulation.
"C'est un disque sensuel et carrément érotique, et je l'ai voulu ainsi"

jeudi 7 mai 2009

Ange

Ange est l'un des groupes-phares du rock français des années 70. Influencé notamment par Genesis ou King Crimson, le groupe développe un rock progressif – genre dont il est, en France, l’un des précurseurs – à l'aspect théâtral affirmé. Près de quarante ans après sa formation, le groupe continue de tourner inlassablement, remplissant régulièrement des salles prestigieuses (Zénith, Olympia), attestant une popularité solide et durable, en marge du cirque médiatique.Groupe formé en 1969 à Belfort autour de Christian Decamps (textes, chant et claviers) et Francis Decamps (compositions et claviers), Ange réussit à s'imposer en 1971 au concours de groupes amateurs du Golf Drouot. Cela lui permet d'enregistrer un premier disque, Caricatures, puis d'être engagé comme première partie du spectacle de Johnny Hallyday en 1972. ... La vie continue....

Entretien avec Claude Lanzmann 4

mardi 5 mai 2009

Rosalia de Souza

'D' Improvviso' renvoie aux sonorités et atmosphères du Brésil des années 1960. Empreint de sonorités afro-jazz, l'album aborde divers thèmes de cette culture : l'esclavage, la politique, les mouvements culturels importants de ces années-là... Le disque évoque aussi le son brésilien traditionnel, au travers de titres comme 'Samba Longe', ou 'Bossa 50', ou d'autres influences comme le boogaloo, célèbre tendance latine dans l'Amérique des années 1960. 'Amanha', typiquement afro-jazz a été écrite par Toco, déjà auteur de nombreuses chansons pour Rosalia. Pour la première fois elle rend hommage à l'Italie, son deuxième pays, avec une chanson interprétée en italien.

Entretien avec Claude Lanzmann 2

lundi 4 mai 2009

Melody Gardot

Originaire de Philadelphie, Melody Gardot n’a que 19 ans lorsqu’elle est victime d’un accident de la route qui la cloue dans un lit d’hôpital pendant plusieurs mois, le corps en mille morceaux et le cœur sans dessus dessous. La musicothérapie va l’aider à se remettre de ce coup du sort et c’est du fond de ce même lit que la jeune fille écrit ses premières chansons, enregistrées sur un simple magnétophone et qui donneront naissance au EP justement intitulé Some Lessons - The Bedroom Sessions. Voilà pour la légende. Cinq ans et un premier album (Worrisome Heart) plus tard, Melody Gardot nous revient avec My one and only thrill dont les onze morceaux rivalisent de beauté. Si la couleur dominante de l’album est le jazz, la chanteuse y mêle des accents d’un blues sombre et de légères touches latines qui confèrent à l’ensemble sa teinte si particulière, entre ombre et lumière. Tantôt légère et mutine comme dans If the stars were mine ou Les Etoiles, tantôt grave et déchirante (Deep within the corners of my mind), Melody Gardot sait être tout à la fois sans jamais se départir d’une sobriété émouvante qui donne toute son élégance à l’album. Ce dernier, porté par des musiciens qui connaissent leur métier (on souligne notamment la collaboration de l’arrangeur Vince Mendoza), comporte par ailleurs quelques envolées lyriques qui transportent l’auditoire dans des mondes parallèles et rivaliseraient sans mal avec certaines grandes compositions du septième art. Côté chant, il y a du génie chez cette Américaine qui ne donne pas de la voix simplement pour en donner mais qui maîtrise avec intelligence le moindre déraillement vocal tout en restant étonnamment spontanée et naturelle. On y retrouve les fantômes des grandes chanteuses noires qui ont fait les heures de gloire du jazz mais aussi les échos d’une Norah Jones ou d’une Eva Cassidy pour leur sensualité doucereuse. Mais la comparaison n’ira pas plus loin, la demoiselle ne méritant pas de n’être qu’une nouvelle X ou Y… Sur les onze titres, une seule reprise et pas des moindres puisque la chanteuse s’attaque au monumental Over the rainbow. A ceux qui seraient tentés de penser qu’une énième version de ce classique était superflue, on répondra que celle-ci, dans la chaleur et la douceur de son rythme bossa-nova, est tout à fait indispensable. A l’image du reste de l’album.

Entretien avec Claude Lanzmann 1

dimanche 3 mai 2009

Le lièvre de Patagonie

Tous ceux qui s'intéressent à l'histoire intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle, à Sartre et Beauvoir particulièrement, savaient qu'ils seraient enthousiasmés par le récit de Claude Lanzmann. Par son contenu, même si le livre n'était pas, en soi, un grand livre. Mais, bonheur supplémentaire, Le Lièvre de Patagonie est un très grand livre. Par sa construction, qui bouscule avec subtilité la chronologie, par la précision de la narration, par le style, qui exige de lire ligne à ligne ce long texte rassemblant plusieurs livres : celui d'un aventurier de la vie, celui d'un combattant, d'un guerrier, d'un partisan, celui d'un amoureux, celui d'un cinéaste singulier. Et celui, qui les unit tous, d'un écrivain.
Les récits de voyage sont de petites merveilles. La découverte d'Israël en 1952, un séjour en Corée et une idylle improbable avec une infirmière dans un pays totalement verrouillé, les mois passés à Berlin, la Chine, l'Algérie et la haute figure de Frantz Fanon, tant d'autres pays encore, pour ce voyageur infatigable.
A 18 ans, à Clermont-Ferrand, Claude Lanzmann entre dans la Résistance, transporte des armes avec la jeune et séduisante Hélène, fait l'expérience de la violence, de la lâcheté - d'un camarade - et de son tempérament de guerrier. Il n'a pas peur de mettre son corps en danger - ce qui ne signifie pas qu'il n'a jamais peur. Il fait du planeur, apprend à piloter, aime la montagne, et nager : "Foncer au large, perpendiculairement à la côte, ne pas la longer, a toujours été ma façon de faire." Un jour, en Israël, il a failli ne pas revenir et se noyer, à l'endroit même où, le dimanche précédent, l'ambassadeur d'Angleterre en Israël avait péri. Mais, une fois de plus, la mort n'a pas voulu de lui.
Parallèlement à ce roman d'aventures se déploie, dans Le Lièvre de Patagonie, une histoire plus intime. Et Lanzmann a le talent des portraits. Ceux des témoins de son enfance, sa mère, son père - vite séparés -, son beau-père et sa belle-mère. La mère qui "avait fait honte à l'enfant conformiste que j'étais. Son bégaiement terrible, intraitable, inexpugnable, (...) ses colères qui faisaient rouler dans leurs orbites ses beaux grands yeux". D'autres femmes aussi : sa soeur très aimée, Evelyne, belle actrice, malheureuse en amour, qui s'est suicidée ; celles qu'il a épousées, dont Judith Magre ; celles qu'il a séduites, et rapidement aimées, lui qui affirme : "Je hais profondément, de tout mon être, les figures obligées de la roucoulade, temps perdu, paroles convenues (...) et aujourd'hui je vais droit, comme dirait Husserl, à "la chose même".
Dans Le Lièvre de Patagonie, ce qu'on pourrait appeler "le roman de Beauvoir" aura évidemment une place à part pour tous ceux qui aiment Simone de Beauvoir. Non que Sartre, cette "formidable machine à penser, bielles et pistons fabuleusement huilés", soit absent. Au contraire, on voit comment, avant même leur rencontre, son oeuvre a été fondatrice dans la formation intellectuelle du jeune Lanzmann.
Quand Simone de Beauvoir, dite le Castor par ses proches, s'est liée avec Lanzmann, il avait 27 ans et elle 44. Il est le seul homme avec lequel elle ait cohabité. "La présence de Lanzmann auprès de moi me délivra de mon âge (...) car ma curiosité s'était beaucoup assagie", écrit-elle dans La Force des choses. Et lui : "Simone de Beauvoir était raisonnable, le Castor était encore plus folle que moi. C'est le Castor qui l'emporta." Expéditions en montagne trop dangereuses parce qu'ils sont mal équipés et frôlent l'accident fatal, passion de la corrida, curiosité insatiable. Quand on a lu Beauvoir, on la reconnaît à chaque page, illuminée par la tendresse avec laquelle Lanzmann évoque ses manies et ses angoisses. Sa frénésie de tout voir dans une ville, et de tout savoir, de tout raconter et reraconter, avec Lanzmann ce que lui a dit Sartre, avec Sartre ce que lui a dit Lanzmann... Jamais Simone de Beauvoir n'a été, de nouveau, aussi vivante. L'un des autres livres de ce texte pluriel est évidemment l'aventure extraordinaire de la réalisation de Shoah. Et ce moment essentiel où Lanzmann comprend que le sujet du film sera "la mort même, la mort et non pas la survie". La mort, qui est comme la scène inaugurale de ce récit puisque le premier chapitre commence ainsi : "La guillotine - plus généralement la peine capitale et les différents modes d'administration de la mort - aura été la grande affaire de ma vie." Pour parler de la mort comme le fait Lanzmann, pour réaliser Shoah, pour écrire Le Lièvre de Patagonie, il faut aimer la vie. La vraie vie. Passionnément.
Josyane Savigneau
LE LIÈVRE DE PATAGONIE de Claude Lanzmann. Gallimard, 550 p., 25 €.

samedi 2 mai 2009

Triangle (1972)

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45t et 33t ont accompagné enfance et adolescence à un rythme effréné. Souvent le pire a frôlé le meilleur. Les choix faits s’associent toujours à une époque, un lieu, une personne, un événement. Ils restent tapis dans un recoin de la mémoire. Une discussion, un air de radio, un souvenir, ouvrent la boîte et ravivent la nostalgie. Je n’ai pas toujours aimé Bach et l’Opéra, loin s’en faut. Il y a eu un avant pas toujours recommandable mais qui fut le mien. Je ne regrette absolument rien de mes choix d’antan et personne ne brûlera ma mémoire. Je vous la livre en vrac.
Puique nous parlions récemment du Groupe Martin Circus, parlons donc aussi de Triangle.
Triangle est un groupe français de rock créé en 1967. Un des premiers groupes de prog'rock français reconnu à une époque où la France copiait beaucoup du côté des anglo saxons.Le groupe est composé de Jean-Pierre PREVOTAT, Pierrot FANEN,Gérard FOURNIER .A réalisé un tube en 1970 "Peut-être demain". Un coffret est sorti en CD en 1997 reprenant l'intégrale du groupe. Le chanteur Gérard FOURNIER, surnommé « PAPILLON quittera le groupe pour tenter une carrière solo sans réussite . "Papillon" est aujourd'hui décédé . Au groupe se joindra François Jeanneau, adepte de jazz, il jouera au début des années 60, après 28 mois d’armée ou il a approfondi sa connaissance du saxophone ténor, au Club St Germain.
Durant l’été 71, le groupe n’arrête pas de tourner et fera, à l’ouverture du festival d’Aix en Provence une prestation très remarquée.
Il vont profiter de cette période pour participer à un double album, avec MARTIN CIRCUS camouflés sous le nom sibyllin d’ »EXPERIENCE », et qui regroupe des reprises et des titres créés pour l’occasion.
1972 « Viens avec nous » l’album de groupe, pochette double avec une photo en triptyque. Les quatre membres représentant la trilogie Armée, Justice terrestre ou divine et enfin dans leur propre rôle le peuple. Les chansons sont toutes aussi inspirées et c’est renforcé de musicien tel Jean-Michel Jarre, Georges Locatelli, Henri Texier ou Aldo Romano, François Cahen, pour la plupart issu du jazz, et qui étonnamment ont su conserver un esprit « POP » à l’enregistrement.
Ne soutenant pas l’orientation jazzy voulue par François Jeanneau, certains membres du groupe se retireront sans heurt.