samedi 28 mai 2011
vendredi 27 mai 2011
jeudi 26 mai 2011
Peuples de Gauche
mercredi 25 mai 2011
La Creuse par le trou d'une aiguille (2)
mardi 24 mai 2011
la Creuse par le trou d'une aiguille

lundi 23 mai 2011
Vers Balbec-plage.
"Dans le petit chemin de fer d'intérêt local qui devait nous conduire à Balbec-Plage, je retrouvai ma grand'mère mais l'y retrouvai seule - car elle avait imaginé de faire partir avant elle pour que tout fût préparé d'avance (mais lui ayant donné un renseignement faux n'avait réussi qu'à faire partir dans une mauvaise direction), Françoise qui en ce moment sans s'en douter filait à toute vitesse sur Nantes et se réveillerait peut-être à Bordeaux. - A peine fus-je assis dans le wagon rempli par la lumière fugitive du couchant et par la chaleur persistante de l'après-midi (la première, hélas ! me permettant de voir en plein sur le visage de ma grand'mère combien la seconde l'avait fatiguée), elle me demanda : "Hé bien, Balbec ?" avec un sourire si ardemment éclairé par l'espérance du grand plaisir qu'elle pensait que j'avais éprouvé, que je n'osai pas lui avouer tout d'un coup ma déception. D'ailleurs, l'impression que mon esprit avait recherchée m'occupait moins au fur et à mesure que se rapprochait le lieu auquel mon corps aurait à s'accoutumer. Au terme, encore éloigné de plus d'une heure, de ce trajet, je cherchais à imaginer le directeur de l'hôtel de Balbec pour qui j'étais, en ce moment, inexistant, et j'aurais voulu me présenter à lui dans une compagnie plus prestigieuse que celle de ma grand'mère qui allait certainement lui demander des rabais. Il m'apparaissait empreint d'une morgue certaine, mais très vague de contours."
"A tout moment le petit chemin de fer nous arrêtait à l'une des stations qui précédaient Balbec-Plage et dont les noms mêmes (Incarville, Marcouville, Doville, Pont-à-Couleuvre, Arambouville, Saint-Mars-le-Vieux, Hermonville, Maineville) me semblaient étranges, alors que lus dans un livre ils auraient eu quelque rapport avec les noms de certaines localités qui étaient voisines de Combray."
Marcel Proust, A l'ombre des jeunes filles en Fleurs.dimanche 22 mai 2011
Le masque du démon (1960)
samedi 21 mai 2011
La canonnière du Yang-Tsé (1966)
Je ne sais comment qualifier ma conduite mais avec le recul de l’âge je dois bien admettre que durant enfance et adolescence je fus un sombre crétin porté par la fatalité et le cours des choses. En bref, je me laissais vivre. vendredi 20 mai 2011
Alexandre le bienheureux (1967)
jeudi 19 mai 2011
mercredi 18 mai 2011
La motocyclette (1968)
lundi 16 mai 2011
Vynalek Zkazy de Karel Zeman (1958)
dimanche 15 mai 2011
Le Cerf-volant du bout du monde (1958)
samedi 14 mai 2011
Quand passent les cigognes (1958)
jeudi 12 mai 2011
Terrence Malick
Cinq films en 36 ans de carrière. Voilà un des éléments qui sert à fonder le mythe Malick. Précision, sobriété, justesse. Certains détracteurs parlent de maniérismes. Les plus philosophes diront qu’il possède le rythme du monde, le battement de cœur la terre est son métronome.
Dans La balade sauvage en 1973 sa première œuvre, il esquisse déjà dans certains plans un élément qui deviendra sa marque de fabrique : la révélation de l’état de l’homme par contraste avec le monde. Cet élément est clairement un élément que l’on retrouve dans le Walden de Thoreau. Ce dessin de l’homme par le monde atteint sa maturité dans le film suivant Les moissons du ciel en 1978.
Vingt ans s’écoulent, personne ne sait ce qu’il devient mais en 1998 il revient avec un casting d’exceptions dans La ligne rouge, non un film de guerre mais un film sur la vie, la mort, l’humanité. Là encore, la nature terrible exprime ce que l’homme est incapable d’exprimer. A côté de la boucherie, les indigènes, ils ne sont pas des hommes comme nous occidentaux. Ils font partie de la nature, ils sont la nature et vivent en harmonie avec elle. Rêve brumeux et souvenir évanescent d’un Eden terrestre du héros ou paradis qu’il rejoindra ? Avec Le Nouveau monde en 2005 il continue dans la thématique de l’intrusion des maux de l’homme dans l’Eden terrestre. Le film nous conte l’établissement d’une colonie anglaise en Virgine au début du XVIIe siècle et l’amour naissant entre Pocahontas et John Smith. Amour platonique, amour naturel, rencontre et fusion de deux êtres dans une nature en fusion avec les indiens.
En sélection officielle, Terrence Malick présentera Tree of life (dont le scénario est écrit depuis près de 30ans) avec Brad Pitt et Sean Penn. On peut encore s’attendre à un grand questionnement métaphysique sur la place de l’homme dans l’univers.mercredi 11 mai 2011
Les quatre cents coups, François Truffaut (1959)
mardi 10 mai 2011
lundi 9 mai 2011
Les passages couverts de Paris
dimanche 8 mai 2011
Arrivée à Balbec
"C'étaient, dominant la mer lointaine du haut de leur dune, ou s'accommodant déjà pour la nuit au pied de collines d'un vert cru et d'une forme désobligeante, comme celle du canapé d'une chambre d'hôtel où l'on vient d'arriver, composées de quelques villas que prolongeait un terrain de tennis et quelquefois un casino dont le drapeau claquait au vent fraîchissant, évidé et anxieux, de petites stations qui me montraient pour la première fois leurs hôtes habituels, mais me les montraient par leur dehors - des joueurs de tennis en casquettes blanches, le chef de gare vivant là, près de ses tamaris et de ses roses, une dame, coiffée d'un "canotier", qui, décrivant le tracé quotidien d'une vie que je ne connaîtrais jamais, rappelait son lévrier qui s'attardait et rentrait dans son chalet où la lampe était déjà allumée - et qui blessaient cruellement de ces images étrangement usuelles et dédaigneusement familières, mes regards inconnus et mon cœur dépaysé." Marcel Proust, à l'ombre des jeunes filles en fleurs.
samedi 7 mai 2011
Ernst Haas
Autour de l'exposition sur New York des photos de Ernst Haas à la galerie Basia Embiricos et Galerie Photo 12, 14 rue des jardins St Paul à Paris, voici un petit livre de lacoolection Photo Poche qui lui est consacré. Révélé par un reportage poignant sur le Vienne d’après-guerre et le retour des derniers prisonniers autrichiens, Ernst Haas (1921-1986) est l’un des premiers photographes cooptés par les fondateurs de l’agence Magnum en 1950.Pionnier de la photographie en couleurs, il émigre aux Etats-Unis et devient le photographe phare de Life.“Ernst Haas a fait de la couleur l’objet même de son oeuvre. Aucun photographe n’avait travaillé avec autant de succès à exprimer la joie pure, physique, de voir,” déclare John Szarkowski, conservateur du musée d’Art moderne de New York, qui lui consacre en 1962 la première exposition jamais dédiée à une oeuvre photographique personnelle en couleurs. Ses recherches formelles et son influence font de lui l’un des meilleurs coloristes de l’histoire de la photographie.
vendredi 6 mai 2011
New York Magic City de Ernst Haas
Ernst Haas (1921-1986) est considéré comme l’un des photographes les plus importants de la seconde partie du XXème siècle. L’exposition parisienne réalisée sous la direction de Victoria et Alex Haas comprendra une sélection de ses photographies inédites – elles ont été montrées pour la première fois aux Rencontres d’Arles en 2010, ainsi qu’un certain nombre des clichés les plus classiques sur New York. Elle inclura des tirages originaux vintage et des tirages contemporains.
Parmi tous les sujets qu’il lui a été donné de photographier, il en est un qu’Ernst Haas affectionne tout particulièrement ; la ville de New-York. Pendant près de 40 ans il a photographié cette ville dont il rêvait alors qu’il n’était encore qu’un gamin en Autriche.
jeudi 5 mai 2011
Le temps suspendu
mercredi 4 mai 2011
Antoine et Colette, François Truffaut (1962)
mardi 3 mai 2011
Les films de ma vie
A l’origine, j’aurais du libeller cette chronique "Les films de la ma vie" en hommage à François Truffaut. Je lui ai préféré "Kinos". Au fil du temps, l’idée première de présenter en vrac, sans ordre chronologique précis, ni genre déterminé les films qui avaient jalonné et marqué ma vie est devenue la rubrique cinématographique de Karavan Papou. Elle le restera pour parler du 7ème Art.
Et les films de ma vie dans tout cela ? Perdus dans tout ce fatras, comment les retrouver sinon en créant une nouveau libellé : "Les films de ma vie" tout en lui conservant la photo du cinéma Le Trianon à Villemomble où j’ai découvert émerveillé "Les quatre cents coups" de François Truffaut. Je n’évoquerai pas que les émois en salle. Je suis d’une génération ou la chaîne unique du petit écran diffusait des chefs-d’œuvre aux heures de grande écoute sans attendre les émissions dédiées au 7ème Art qui ne vinrent que plus tard. Certains films ont déjà été présentés sur Karavan Papou. Qu’importe. Je vais me rafraîchir la mémoire.
lundi 2 mai 2011
Danilo Rea At schloss Elmau a tribute to fabrizio de André
Les pianistes de jazz italiens connus en France, Enrico Pieranunzi, l'aîné, Stefano Bollani, le cadet, et entre les deux, Dani lo Rea (né en 1957), ont en commun d'avoir reçu une formation classique complète. Ainsi, Rea, qui vit à Rome, est sorti lauréat du conservatoire de Santa Cecilia, l'un des plus prestigieux d'Italie. Ses précédents disques solo étant difficiles à trouver, c'est un événement que soit publié dans l'excellente série Piano Works du label munichois ACT son hommage à Fabrizio De André (1940-1999), célèbre compositeur-interprète de chansons, un Georges Brassens à l'italienne. Révélé en France comme sideman d'Aldo Romano, Rea est un pianiste improvisateur en solo qu'on ne peut comparer qu'à Keith Jarrett ou Brad Mehldau, et en France, à Martial Solal ou Baptiste Trotignon. Techniquement, il l'emporte par la profondeur du son, la virtuosité de la main gauche, le toucher perlé, tantôt doux, tantôt percutant, de la main droite. At Schloss Elmau ne se compare à rien. D'abord parce que le château Elmau en question, hôtel de luxe en haute Bavière offrant toute l'année des concerts, classiques, pop et jazz, n'a pas d'équivalent. Ensuite parce que la qualité du Steinway de concert, l'accordage impeccable (plus une prise de son « classique », sans réverbération) incitent les pianistes à donner le meilleur d'eux-mêmes. Richie Beirach, Uri Caine, Joachim Kühn, Yaron Herman ont joué ces dernières années en ce château fortuné. Brad Mehldau lui a même dédié un titre. Mieux encore que Rea ne le fait dans ses récitals, à Rome, à Paris, à New York, il offre là toute son italianité, avec galanterie, humour, émotion, improvisant librement sans jamais perdre de vue, même quand il égrène occasionnellement des accords forcenés à la Cecil Taylor, la mélodie, son beau souci. A l'intersection du jazz, du classique et de la pop, il séduit par sa personnalité originale de telle sorte que At Schloss Elmau prend place parmi les indispensables du piano solo.
Michel Contat
dimanche 1 mai 2011
Toutes suites : Ophélie Gaillard
Le premier enregistrement des Suites pour violoncelle seul, sorti pour le label Ambroisie en 2000, avait reçu les éloges de la critique internationale et valu à sa jeune interprète une nomination en tant que « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique.
Dix ans plus tard, c’est à la demande de Nicolas Bartholomée, directeur artistique du label, qu’elle a accepté de graver une nouvelle version avec un violoncelle de Mattéo Goffriller de 1737, contemporain de Jean-Sébastien Bach. On découvre une vision prodigieusement renouvelée de ce chef-d’oeuvre dont Ophélie Gaillard est déjà l’une des interprètes de référence.







