jeudi 23 juillet 2009

3 jours de paix et de musique 1

Atteint d’onanisme chronique à en avoir l’avant bras aussi musclé qu’un tennisman professionnel, je m’interroge encore sur ce que j’ai branlé en 1969 alors que Wallace Collection chantait « Daydream ».
Bon d’accord, il y a eu le Concorde, le premier pet sur la lune de Louis Arsmtrong et la victoire de Merckx au Tour de France. Ceci dit je m’en fichais pas qu’un peu.
En juin 1969, à l’issue d’une année catastrophique, je fus viré à grands coups de latte au cul du Collège d’Enseignement Commercial Georges Elie à Bondy, tandis que Demis Roussos des Aphrodite Child fredonnait « It’s five a clock ».
Le service public n’étant déjà plus ce qu’il avait été, mes parents attendirent donc tout l’été l’arrivée par la poste de mes résultats scolaires qui n’arrivèrent jamais. Ce qui me permit de rêver aux jambes interminables de Mariska Veres du groupe Shoking Blue au soleil du midi. Début septembre 1969 équipé de pied en cap d’une veste et d’un bermuda à gros chevrons couleur soupe aux légumes, de chaussettes montantes et d’une paires de mocassins à pompons je me retouvais parmi mes potes admis en seconde année d’enseignement comptable, ébahis de voir « le viré » en chair et en os. La négociation fut rude auprès du directeur de l’établissement et du professeur principal pour faire accepter les doléances, bien entendu fictives de mes parents, afin d’être repris à l’essai un trimestre. Eh bien, mine de rien et contre toute attente, ça a marché, et pas que sur la lune !
Bref, avec mon costard à chevrons et mes mocassins à pompons j’ai réussi à faire illusion le temps d’un trimestre avant de me faire revirer à grands coups de latte au cul et de main dans la gueule, car on ne peut décidemment rien contre une lettre recommandée avec accusé réception. Putain de service public. Et tout ça pour un titre au normographe pas propre. Salaud de prof !
Et pendant ce temps-là notre Jojo National beuglait « Que je t’aime » avec son corps lourd comme un cheval mort qui ne sait pas, ne sais plus, s’il existe encore.
Ceci étant, l’année 1969 a marqué dans ma vie un grand tournant musical. De Janis Joplin, Jimi Hendrix, Jethro Tull, Crosby Stills & Nash, Ten Years afters et Jean Passe…déjà évoqués dans la chronique “Juke Box”. L'apothéose enfin avec le festival de Woodstock. Mais faute d’avoir eu le temps de me laisser pousser les cheveux, de troquer mon costard à chevrons contre un pat d’eph des tongues fleuries et un tee shirt délavé, le quinze août je l’ai passé chez tante Yvonne pour la fête de la Vierge. Pas de bol.

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