dimanche 14 septembre 2014

Ten Years After : i'm going home (1969)

    On ne peut pas tout connaître ni découvrir en temps et en heures. Heureusement qu'il y a des pôtes pour vous présenter des amis comme ce fut le cas de ce groupe formé d’Alvin Lee, de Leo Lyons, de Ric Lee et de Chick Churchill. En 1967, le quatuor débutant, choisit ce nom pour fêter les dix ans du rock. Rock’n’roll, mais aussi blues, la formation mêle comme jamais les deux genres musicaux. La voix puissante d'Alvin Lee, quand elle se pose dans les mélodies acoustiques, continue à faire vibrer. A ses débuts, Ten Years After s’appelle The Bluesyard. Le groupe se produit dans les clubs, joue avec Chris Squire, membre de Syn et futur membre de Yes. Mais les quatre jeunes garçons, bientôt dans le vent, trouvent le nom trop restrictif : ils ne jouent pas que du blues. Le 20 juin 1967, les musiciens se produisent au Marquee Club sous leur nouveau nom. De club en club londonien, la réputation de la formation grandit. En 1967, Ten Years After se produit au Windsor Jazz Blues Festival. Le groupe a droit à une standing ovation. Il impressionne l’auditoire et ne laisse pas de marbre les labels. Decca Records propose à la formation un contrat pour un album, même si elle n’a pas de single – fait assez rare pour être signalé. Le premier album des prodiges sort en 1967. « I can’t keep from crying », sometimes » est repris magistralement par Alvin Lee. Mais malgré ce blues magnifique, l’album éponyme ne remporte pas un vif succès. Mais Alvin Lee, avec sa guitare et sa voix, Leo Lyons, avec sa basse, Chick Churchill, avec ses claviers, et Ric Lee, avec sa batterie, voyagent, notamment aux Etats-Unis où ils sont invités par Bill Graham. Un nouvel album serait idéal pour promouvoir les Ten Years After pendant leur séjour au pays de Chuck Berry. Mais « Stonedhenge » n’est pas encore prêt. Plutôt que d’activer sa sortie, un album live est enregistré : « Undead ». En 1969, Ten Years After est assez renommé pour participer au prestigieux festival de jazz de Newport. Le groupe fait un malheur, comme à Woodstock où il se produit un mois après. Alvin Lee, comme toujours, électrise la foule avec sa voix chaude et son talent de guitariste. La prestation mythique est immortalisée : dans le film officiel du festival, Alvin Lee, survolté, joue « I’m going home ». Au lieu de rentrer chez lui, le chanteur-guitariste interprète pendant plusieurs minutes ce morceau mémorable, mélange de blues et de rock. Après Woodstock, la carrière de Ten Years After est définitivement lancée.

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