vendredi 1 mai 2009

Martin Circus (1969)





En fin des années 60, le paysage musical français est dominé d’abord par «l’artillerie lourde» (Johnny, Sylvie, Claude François…) de la grande variété issue de la vague «yéyé» du début de la décennie mais aussi par le déferlement de musiques venues d’Angleterre et des États-Unis : rock, blues, et rythm’n’blues (Beatles, Stones, Hendrix, Otis Redding).Les groupes français du début des années 60 (Chats Sauvages, Chaussettes Noires) ne font que reproduire la musique des grands groupes anglo-saxons à la renommée internationale.
C’est ainsi que naît en ce début 69 MARTIN-CIRCUS avec, pour la première fois en France, l’ambition de créer, de composer des musiques et des textes originaux inscrits dans leur époque. (nous sommes quelques mois après mai 68 !), ce sont tous d’excellents musiciens avec pour chacun d’entre eux une réelle expérience professionnelle au moment où ils intègrent le groupe. Ils sont dès les débuts «habités» par le désir de se mesurer aux plus grands dans cette période où « l’imagination est au pouvoir » et ou « être différent » est une qualité ! Ils poussent à fond leurs indéniables qualités musicales, leur intensité rythmique et une vision satirique de la société.
« Tout tremblant de fièvre » issu de l’album « En direct du rock & roll circus » passe en radio, et le groupe se produit dans de nombreux festivals, et fait même un 1er Olympia.
Fin 69, les deux chanteurs solistes P. Dietsch et P-J Borowski, ainsi que le batteur J-F Leroy quittent le groupe pour divergences musicales. Le guitariste Alain Pewzner et le batteur René Guérin issus d’Alan Jack Civilization, puis le claviers Sylvain Pauchard et le guitariste-chanteur Gérard Blanc issus de Balthazar rejoignent les deux membres originaux, le bassiste Bob Brault et le saxophoniste Gérard Pisani.


Aucun commentaire: